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La check-list documentaire : ce qui doit accompagner chaque expédition de produits chimiques

Dhow Group · · 4 min de lecture

Une expédition de produits chimiques n’est fluide que si ses documents le sont. La marchandise peut arriver à l’heure et en parfait état, puis rester bloquée au port plusieurs jours parce qu’un certificat manque, qu’un poids ne concorde pas ou que le nom du produit varie d’un document à l’autre. Chaque jour de retard peut entraîner des frais de stockage et de surestaries.

Cette check-list reprend les documents qui accompagnent habituellement une expédition internationale de produits chimiques, et ce qu’il faut vérifier sur chacun. Les exigences exactes varient selon le produit, le pays de destination et la condition de paiement : confirmez-les toujours avec votre commissionnaire en douane avant l’expédition.

Documents commerciaux

Facture commerciale. Base de la valeur en douane et du paiement. Vérifiez les noms et adresses complets du vendeur et de l’acheteur, la désignation du produit, la quantité, le prix unitaire, la valeur totale, la devise, l’Incoterm avec le lieu désigné, et le code SH si votre douane l’exige.

Liste de colisage. Détaille le conditionnement : nombre et type de colis (sacs, fûts, GRV, flexitanks), poids nets et bruts, numéros de conteneurs et de scellés. Les chiffres doivent concorder avec la facture et le connaissement.

Facture proforma. Souvent nécessaire avant l’expédition, pour ouvrir une lettre de crédit ou demander une licence d’importation ou une allocation de devises. La facture définitive doit y correspondre.

Documents de transport

Connaissement (B/L). Le document le plus important du fret maritime. Il vaut reçu de la marchandise, preuve du contrat de transport et, lorsqu’il est émis « à ordre », titre de propriété. Vérifiez le chargeur, le destinataire et la partie à notifier, les ports de chargement et de déchargement, le navire, la désignation de la marchandise, les numéros de conteneurs et de scellés, ainsi que les mentions « embarqué à bord » et « net de réserves », sans remarque sur l’état des emballages.

Pour une opération sous lettre de crédit, le nombre d’originaux et la formulation du destinataire doivent correspondre exactement au crédit.

Lettre de transport maritime ou aérien. Utilisée lorsqu’aucun titre de propriété n’est nécessaire : le destinataire peut retirer la marchandise sans présenter d’original.

Documents qualité et produit

Certificat d’analyse (COA). Émis par le producteur pour le lot concerné. Il présente les valeurs mesurées au regard de la spécification convenue : pureté, humidité, acidité libre, etc. Vérifiez que le numéro de lot correspond à l’emballage et aux autres documents.

Fiche de données de sécurité (FDS). Décrit les dangers, la manipulation, le stockage, le transport et les mesures d’urgence. De nombreuses destinations l’exigent dans un format ou une langue précis. Elle doit être à jour et correspondre exactement au produit livré.

Certificat d’inspection. Beaucoup d’importateurs, de banques ou d’autorités exigent une inspection indépendante de la qualité et de la quantité au chargement. La société d’inspection, le périmètre et la méthode d’échantillonnage doivent être fixés dans le contrat.

Certificat de quantité et de poids. Parfois émis séparément du certificat d’inspection, notamment pour le vrac.

Documents d’origine et réglementaires

Certificat d’origine. Atteste du lieu de production. Un certificat préférentiel (EUR.1 ou déclaration d’origine dans le cadre d’un accord commercial de l’UE) peut réduire les droits à l’importation si les règles d’origine sont respectées. Le certificat non préférentiel est généralement délivré par une chambre de commerce.

Déclaration de marchandises dangereuses. Obligatoire pour les produits classés dangereux pour le transport. Elle suit le Code IMDG pour le maritime, avec le numéro ONU, la désignation officielle de transport, la classe et le groupe d’emballage corrects.

Certificats d’inspection avant expédition ou de conformité. Plusieurs pays du continent africain appliquent des programmes d’évaluation de la conformité qui exigent un certificat avant le dédouanement. Le nom et la procédure varient selon le pays.

Licence ou autorisation d’importation. Certains produits chimiques, dont certains engrais, précurseurs et produits de qualité alimentaire, nécessitent une autorisation préalable dans le pays de destination.

Certificats phytosanitaires ou sanitaires. Peuvent être exigés pour les ingrédients alimentaires et les huiles végétales.

Documents de paiement et d’assurance

Certificat ou police d’assurance. Exigé en CIF et CIP, et souvent dans une lettre de crédit. Vérifiez la valeur assurée, la couverture et le commissaire d’avaries à destination.

Lettre de change (traite). Utilisée dans les remises documentaires et certaines lettres de crédit.

Cinq vérifications qui évitent la plupart des problèmes

  1. Cohérence. Nom du produit, quantités, poids et parties doivent être identiques sur tous les documents.
  2. Traçabilité des lots. Les numéros de lot du COA doivent correspondre à l’emballage.
  3. Délais. Les documents doivent parvenir à l’acheteur, ou à la banque, avant l’arrivée du navire.
  4. Originaux. Sachez combien d’originaux sont requis et envoyez-les par courrier suivi.
  5. Règles locales. Confirmez les exigences de destination avant le chargement, pas après l’arrivée.

Notre approche chez Dhow Group

Notre équipe documentation prépare et contrôle l’ensemble des documents de chaque expédition : facture, liste de colisage, connaissement, certificat d’analyse, FDS, certificat d’origine et tout certificat propre à la destination. Nous relisons les projets avec vous avant l’expédition, croisons chaque chiffre entre les documents et envoyons les originaux à temps pour le dédouanement. Découvrez notre service documentation.